Le Centre laurentien pour l'enfance et la famille de Sudbury reçoit un défibrillateur automatisé externe (DAE).
Auteure de l'article : Mia Jensen, The Sudbury Star
Un arrêt cardiaque peut survenir à tout le monde. C'est pourquoi deux organismes se sont associés pour installer un défibrillateur automatisé externe (DAE) au Centre laurentien de l'enfance et de la famille, même si ses plus jeunes usagers ne courent pas de risques particulièrement élevés.
Un défibrillateur externe automatisé (DEA) est un appareil utilisé pour analyser le rythme cardiaque et délivrer un choc électrique lors d'un arrêt cardiaque. Ces appareils sont devenus plus accessibles dans les lieux publics ces dernières années. Grâce à des instructions vocales et des schémas clairs, les DEA sont simples d'utilisation et essentiels pour sauver des vies.
Le Centre de l'enfance et de la famille Laurentian est la première garderie de Sudbury à être équipée d'un DEA.
John McEachern, du Fonds commémoratif Chase McEachern, s'adresse aux journalistes au sujet d'un défibrillateur externe automatisé (DEA) donné par le biais du fonds au Centre laurentien de l'enfance et de la famille de Sudbury, en Ontario, le lundi 12 août 2019. Les médecins Robert Ohle et son épouse, la Dre Sarah McIsaac, de Health Sciences North, qui dirigent l'organisme Northern City of Heroes, dont la mission est d'enseigner la réanimation cardiorespiratoire (RCR) au grand public, ont obtenu ce don de DEA grâce au Fonds commémoratif Chase McEachern. Photo : John Lappa/Sudbury Star/Postmedia Network
Le défibrillateur a été offert par le Fonds commémoratif Chase McEachern, un organisme qui souhaite rendre les DEA accessibles dans tous les espaces publics du Canada.
La fondation est gérée par les parents de Chase McEachern, à qui on a diagnostiqué une dysfonction auriculaire en 2005. Chase avait 12 ans lorsqu'il s'est effondré pendant un cours d'éducation physique et a été transporté d'urgence à l'hôpital en raison de son rythme cardiaque irrégulier et accéléré. Il a été débranché du respirateur artificiel six jours plus tard, ayant subi de graves lésions cérébrales dues au manque d'oxygène.
L’objectif de Chase était de lancer une campagne pour rendre les défibrillateurs automatisés externes (DAE) obligatoires partout, allant même jusqu’à écrire une lettre au commentateur de hockey Don Cherry pour lui demander son soutien.
Bien que Chase soit décédé avant que sa campagne ne prenne son envol, ses parents perpétuent son héritage.
« Chase et moi discutions à la table de la cuisine », raconte John McEachern, le père de Chase. « Nous parlions de la lutte contre la mairie, des assurances, des collectes de fonds, de tout ce qu'il fallait pour obtenir des défibrillateurs. Et il m'a simplement dit : “Fais-le.” Alors, depuis ce jour, je m'y attelle. Un défibrillateur à la fois. Je suis fier de perpétuer son œuvre. »
Le Dr Robert Ohle, de Sciences de la santé du Nord, s'adresse aux enfants du Centre de l'enfance et de la famille Laurentien au sujet d'un défibrillateur externe automatisé (DEA) qui a été donné au centre de Sudbury, en Ontario, le lundi 12 août 2019. Le Dr Ohle et son épouse, la Dre Sarah McIsaac, qui dirigent l'organisme Northern City of Heroes, dont la mission est d'enseigner la réanimation cardiorespiratoire (RCR) au grand public, ont obtenu ce don de DEA grâce au Fonds commémoratif Chase McEachern. Photo : John Lappa /Sudbury Star/Postmedia Network
L'héritage de Chase perdure également d'une autre manière en Ontario. En 2007, la loi Chase-McEachern a été adoptée. Elle stipule qu'une personne ne peut être poursuivie pour avoir utilisé un défibrillateur de bonne foi, protégeant ainsi les témoins qui tentent de porter secours à une personne en situation d'urgence.
Northern City of Heroes est une organisation dirigée par les médecins de Sudbury, les docteurs Robert Olhe et Sarah McIsaac. Elle s'efforce de sensibiliser le public à l'importance de la réanimation cardiorespiratoire et d'offrir une formation accessible dans l'espoir d'améliorer le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque extrahospitalier.
Olhe affirme que le défibrillateur automatisé externe (DAE) donné à la garderie constitue un élément important de cet objectif.
« Tout le monde peut le faire », affirme Olhe. « L’autre jour, nous avons reçu des enfants. Des enfants de trois ans à peine savent reconnaître un arrêt cardiaque, appeler le 911, demander un défibrillateur et commencer la réanimation cardio-respiratoire. Ce n’est pas compliqué, et ce n’est pas réservé aux personnes aisées. »